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Fatigue après le déjeuner : votre assiette est-elle responsable ?

Photo du rédacteur: Emilie Chery
Emilie Chery
il y a 2 jours
4 min de lecture

Il est 14 h 30. La réunion reprend, mais l’attention décroche. Les paupières deviennent

lourdes, les idées moins claires et la tâche qui paraissait simple le matin demande soudain beaucoup plus d’efforts.

Le déjeuner est souvent désigné comme le premier responsable : repas trop copieux,

digestion difficile... Mais suffit-il vraiment de modifier son assiette pour rester concentré tout l’après-midi ?

La réponse est plus nuancée. Notre alimentation peut être un des pilier pour maintenir une énergie plus stable au cours de la journée.


Le « coup de barre » de l’après-midi ne vient pas uniquement du repas


Une baisse de vigilance est souvent ressentie après le déjeuner. Ce ralentissement apparaît généralement en début d’après-midi, il y a plusieurs facteurs responsables : une variation naturelle de notre rythme veille-sommeil, un repas insuffisant ou incomplet, un repas pris devant son écran, sans réelle coupure, le manque de sommeil, la sédentarité ou une matinée particulièrement exigeante peuvent accentuer cette baisse d’attention.

La composition du déjeuner est donc une des pièces du puzzle pour maintenir l’énergie

stable au cours de la journée.


Certains repas demandent-ils davantage d’efforts à

l’organisme ?


Un déjeuner très copieux ou pris rapidement peut, par exemple, s’accompagner d’une

sensation de lourdeur peu compatible avec une reprise immédiate du travail.


À l’inverse, un repas trop léger risque de ne pas répondre suffisamment aux besoins

nutritionnels et émotionnelle de la personne et de provoquer des fringales ou des envies de grignoter quelques heures plus tard.

Il n’existe pas de déjeuner idéal universel. Les besoins diffèrent selon l’heure du repas, le

niveau d’activité, le rythme de travail, les habitudes alimentaires et les sensations de

chacun.

L’enjeu n’est pas de composer le déjeuner parfait, mais de trouver une façon de vous

alimenter qui vous permette d’éviter les fringales et les frustrations, tout en allégeant la

charge mentale liée à son organisation.


La concentration se prépare-t-elle dès le matin ?


Notre niveau d’énergie de l’après-midi ne dépend pas uniquement de ce que nous venons de manger. Il s’inscrit dans l’ensemble de la journée.

Sauter systématiquement un repas alors que l’on a faim, repousser longtemps le déjeuner ou compenser par plusieurs cafés peut rendre plus difficile l’identification de ses véritables besoins. À l’inverse, prendre un petit-déjeuner sans faim n’est pas une obligation.

Plutôt que d’appliquer des règles identiques à tous, il peut être utile de s’interroger :

● Ai-je faim le matin ?

● À quel moment mon énergie diminue-t-elle ?

● Mon déjeuner me rassasie-t-il durablement ?

● Ai-je faim ou simplement besoin d’une pause lorsque je cherche quelque chose à

grignoter ?

● Est-ce que je pense à boire au cours de la journée ?

● Dans quelles conditions est-ce que je prends mes repas ?

Ces observations donnent souvent des informations plus utiles qu’une liste d’aliments

autorisés ou déconseillés.


L’hydratation, une grande oubliée de la journée de

travail


Lorsque l’activité s’enchaîne, boire passe facilement au second plan. Certaines personnes attendent d’avoir très soif, tandis que d’autres remplacent progressivement l’eau par du café ou des boissons sucrées.

Pourtant, une hydratation insuffisante peut notamment s’accompagner de fatigue, de maux de tête ou d’une plus grande difficulté à rester attentif.


Garder de l’eau à portée de main, boire à intervalles réguliers ou associer la prise d’eau à

certains moments de la journée sont des solutions simples. Là encore, l’objectif n’est pas de suivre mécaniquement une quantité identique pour tous, mais de rester attentif à ses besoins et aux circonstances : température, activité physique, environnement de travail ou état de santé.


La pause déjeuner ne se résume pas au contenu de

l’assiette


Manger devant son ordinateur tout en répondant à ses messages permet rarement de faire une véritable pause. L’attention reste mobilisée par le travail et les sensations liées au repas peuvent passer inaperçues.

Lorsque cela est possible, quitter son poste quelques minutes, manger assis et limiter les sollicitations favorisent une coupure plus nette dans la journée. Une courte marche, un peu de lumière naturelle ou quelques mouvements après le repas peuvent également accompagner la reprise.

Préserver sa concentration ne consiste donc pas seulement à choisir les « bons » aliments.

La façon dont le repas est pris, la possibilité de s’interrompre réellement et l’organisation du travail ont également leur importance.


Observer avant de vouloir tout changer


Améliorer son alimentation au travail ne nécessite pas forcément une réorganisation

complète de ses repas. Quelques observations peuvent constituer un premier point de

départ :

● repérer les moments où l’énergie ou l’attention diminuent ;

● observer les liens éventuels avec la faim, la soif ou la composition des repas ;

● ajuster progressivement les quantités ;

● prévoir une collation si nécessaire.


C’est précisément l’approche proposée par Émilie Chery, diététicienne-nutritionniste, dans le nouvel atelier de Bien vivre en entreprise « Optimiser sa concentration grâce à

L’objectif n’est pas de promettre une concentration permanente grâce à quelques aliments, mais de comprendre comment l’alimentation et l’hydratation peuvent participer à une énergie

plus stable, en tenant compte du rythme de travail et des besoins de chacun.

 
 
 

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